Chaque été, maman et moi retournons en Thaïlande. C'est plus qu'une simple visite : c'est un véritable retour aux sources. Nous passons du temps en famille, retrouvons notre équipe et, surtout, nous y puisons de nouvelles inspirations et connaissances à insuffler au cœur de COCO DE CHOM .

Cet été, quelque chose de vraiment spécial s'est produit.
Dès notre retour en Thaïlande, nous avons eu l'honneur de rencontrer Saruda Kantawong , une experte en teinture traditionnelle par nouage et l'une des artisans les plus généreux de la communauté des teintures naturelles. Artiste et enseignante, elle partage son savoir-faire en matière de Shibori et de teintures végétales avec les artisans locaux afin de préserver et de développer cet art magnifique.

Rencontrer Saruda, c'était comme entrer dans un conte de fées vivant. Sa présence était empreinte de calme, de sagesse et d'une immense passion pour son art. Elle nous a accueillis chaleureusement dans son atelier, et nous avons tout de suite su que cet été serait inoubliable.
Du simple au personnel : réinventer nos pièces emblématiques
Comme beaucoup d'entre vous le savent, notre caftan Kori Goddess et notre kimono en lin comptent parmi nos créations les plus appréciées. Habituellement confectionnés dans des coloris doux et unis, ils sont faciles à porter, élégants et intemporels. Mais cet été, une petite voix intérieure nous a dit : « Essayons quelque chose de complètement nouveau. Transformons ces classiques en œuvres d'art. »
Sous la direction de Suruda, nous avons opté pour la teinture indigo naturelle , un magnifique pigment végétal réputé pour ses bleus profonds et riches et ses tons terreux. L'indigo naturel est bien plus qu'une simple couleur : c'est une teinture vivante qui évolue au fil du temps, sous l'effet de la lumière du soleil et au contact de chaque tissu.
Nous avons commencé la journée par la préparation de l'eau indigo, une opération délicate en soi. La teinture indigo est vivante et nécessite une attention et des soins attentifs. Pendant ce temps, maman apprenait à plier et nouer le tissu pour créer les motifs Shibori sur le caftan, tandis que je travaillais sur la technique du Shibori et le mélange des couleurs. Nous voulions créer une pièce unique, impossible à reproduire, même en essayant.

L'art (et la lutte) du véritable tie-dye
Croyez-moi, ce n'était pas facile .
La teinture tie-dye à ce niveau ne se résume pas à la couleur ; il s’agit de comprendre le tissu, sa tension, la superposition des couches et la façon dont la teinture pénètre dans chaque pli. Cela demande de la patience, de la précision et un peu de confiance.

Nous avons passé plus de trois heures à essayer, plier, nouer, tremper et renouer. Juste au moment où nous pensions avoir trouvé la bonne technique, nous avons défait le tissu… et le motif n'était pas celui que nous espérions . Il n'était pas équilibré, la teinture n'avait pas atteint les zones prévues. Et nous avons compris : il fallait recommencer.
La leçon à retenir : le véritable savoir-faire artisanal prend du temps. Il exige de renoncer à la perfection et de se laisser porter par le rythme des essais, des erreurs et de l’apprentissage.

Laisser faire le maître
Finalement, nous avons confié nos deux pièces – notre caftan et notre kimono – à Suruda. Nous avions toute confiance en son savoir-faire et en son talent pour terminer ce que nous avions commencé. Deux semaines plus tard, un colis est arrivé.
Nous l'avons ouvert ensemble, et au moment où nous avons déplié le tissu, nous avons tous deux poussé un cri d'étonnement.
Le caftan Kori Goddess s'était métamorphosé en une toile fluide aux vagues d'un bleu indigo profond et aux motifs doux et organiques. Le kimono en lin , jadis structuré et simple, semblait désormais vivant : chaque détail, réalisé à la main, racontait une histoire. Ce n'étaient plus de simples vêtements, mais de véritables œuvres d'art .


De l'artisanat à la caméra : révéler l'âme derrière le style
Bien sûr, il nous fallait les intégrer à notre séance photo . Nous avons associé le caftan à notre pantalon bohème signature et à des bijoux faits main , juste pour voir comment l'ensemble s'harmonisait. C'était magique. Nous ne voulions pas en faire trop. La robe, le kimono… chacun racontait sa propre histoire.
Chaque étape de ce processus était authentique , réalisée par des mains humaines , sans ordinateurs ni machines. Pas d'IA, pas de raccourcis. Juste nos mains, nos erreurs, nos rires, nos apprentissages et notre joie.
De la première nouée à la dernière prise de vue, tout a été fait avec passion. C'est ce qui fait la singularité de COCO DE CHOM : non seulement nos créations, mais aussi notre façon de les réaliser et les raisons qui nous y poussent.
Pourquoi c'est important
Ce projet nous rappelle que la mode éthique et durable est encore possible. Ces vêtements sont uniques. Faits main. Teints avec des plantes. Créés de manière éthique. Jamais reproduits.
Ce n'est pas qu'une question de mode, c'est un lien . À la tradition. Au savoir-faire. Aux gens. À la Terre.
Un petit morceau de notre été
Nous espérons que lorsque vous porterez le caftan Kori en édition limitée indigo naturel ou notre kimono en lin indigo , vous ressentirez vous aussi ce lien. Vous portez bien plus qu'une robe : vous portez une histoire.
L'histoire d'une mère et de sa fille qui apprennent quelque chose de nouveau. Celle d'un artisan bienveillant qui transmet son savoir. Celle de mains sales, de teinture bleue profonde et d'étoffes qui dansent dans la brise.
Une histoire de savoir-faire, de soin et de créativité .
Nous n'en avons fabriqué qu'un seul exemplaire de chaque . C'est tout. Pas de réassort, pas de copies. Juste deux pièces authentiques d'un été inoubliable.
Nous espérons que vous les aimerez autant que nous. 💙
Avec amour,
Chom
COCO DE CHOM®


































